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Facteurs pronostiques de mortalité des urgences hypertensives à Abidjan (Côte d'Ivoire): Étude rétrospective à l'Institut de Cardiologie.

Prognostic factors of mortality in hypertensive emergencies in Abidjan (Cote d’Ivoire): Retrospective study at the Institute of Cardiology.

TRAORE FD1, NGORAN KY1, SOYA KE1, KALLO AO1, AVOH AEM1, DANIOGO M1, CAMARA Z1.

 

RESUME

Objectif : Déterminer les facteurs prédictifs de mortalité des urgences hypertensives en milieu cardiologique africain

Introduction : Les urgences hypertensives (UHTA) constituent un principal motif d'admission dans les unités de cardiologies à travers le monde. Elles grèvent le pronostic vital avec une mortalité hospitalière rapportée de 4 à 13 %.

Méthodologie : Il s'agissait d'une étude de cohorte rétrospective à visée descriptive sur la période du 1er janvier 2020 au  30 juin 2021. Tous les patients âgés de plus de 18 ans admis pour UHTA à l’institut de cardiologie d’Abidjan avec un dossier complet ont été inclus. Les données épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques ont été analysées à l'aide d'une régression logistique (Epi Info 7.2.3).

Résultats : Sur les 9 404 admissions aux urgences de cardiologie durant la période d’étude, 308 patients ont été admis pour des UHTA (3,27 %). L'âge moyen était de 56 ± 15,8 ans, avec une prédominance masculine (sex-ratio:1,23). Nous avons enregistré 35 décès (11,36 %). Dans l'analyse multivariée, les facteurs pronostiques indépendants de mortalité étaient les suivants : accident vasculaire cérébral ischémique (OR = 13,9 ; p < 0,001), accident vasculaire cérébral hémorragique (OR = 8,4 ; p = 0,006), insuffisance rénale aiguë (OR = 10,8 ; p = 0,047) et le nombre de dysfonctionnements organiques par patient (p = 0,006). A l’inverse, le sexe masculin était associé à un risque de mortalité plus faible   (OR=0,405; p = 0.015).

Conclusion : Les UHTA demeurent une urgence vitale à Abidjan, associée à une mortalité élevée. Les complications neurologiques et rénales sont les principaux facteurs prédictifs de décès. Le sexe masculin semble être un facteur protecteur dans cette population. La prise en charge précoce des lésions organiques est essentielle pour améliorer le pronostic.

 

 

 

MOTS CLES 

 

Urgences hypertensives, Mortalité, Pronostique,Afrique, Abidjan.

 

SUMMARY

Objective: To determine the predictive factors for mortality in hypertensive emergencies (HE) in an African cardiology referral center.

Introduction: Hypertensive emergencies are a leading cause of admission to cardiology units worldwide and are associated with significant in-hospital mortality.They are life-threatening, with hospital mortality reported from 4 to 13%

Methodology: This was a retrospective, descriptive cross-sectional study conducted from January 1, 2020, to June 30, 2021. All patients over 18 years of age admitted to the Abidjan Heart Institute (ICA) for HE with complete records were included. Epidemiological, clinical, and therapeutic data were analyzed using logistic regression (Epi Info 7.2.3).

Results: Among 9,404 emergency admissions, 308 patients were admitted for Hypertensive Emergencies (3.27%). The mean age was 56 ± 15.8 years with a male predominance (sex ratio 1.23). We recorded 35 deaths (11.36%). In multivariate analysis, independent prognostic factors for mortality were: ischemic stroke (OR=13.9; p<0.001), hemorrhagic stroke (OR=8.4; p=0.006), acute renal failure (OR=10.8; p=0.047) and the number of organ dysfunctions per patient (p=0.006). Conversely, male gender was associated with a lower mortality risk (OR=0.405; p=0.015).

Conclusion: Hypertensive emergencies remain a critical condition in Abidjan with high mortality. Neurological and renal complications are the strongest predictors of death. Male gender appears to be a protective factor in this cohort. Early management of organ damage is crucial to improve outcomes. 

 

KEY WORDS

 

Hypertensive Emergency, Mortality, Prognosis, Africa, Abidjan. 

 

 

1- Institut de Cardiologie d’Abidjan (Côte d’Ivoire)

 

 

Adresse pour correspondance 

Traore Fatou Epse Diaby,

Tel : +225 0748898585

Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

INTRODUCTION

 

 

 

Les urgences hypertensives (UHTA) représentent 3,2 à 6,4% des admissions dans les unités de cardiologies à travers le monde [1, 2]. Elles sont responsables de  4,6 % à 13,4% de décès [3, 4, 5,6].

En Afrique, notamment au Maroc, l’étude menée dans la salle d’accueil des urgences vitales du Centre Hospitalier Universitaire Ibn Rohd a constaté la survenue de décès dans 8,1% des cas [3].  A Ziguinchor au Sénégal, la prévalence des urgences hypertensives vraies aux urgences était de 5,74%  avec une mortalité à 17,9% [4].

En Côte d’Ivoire, l’hypertension artérielle touche près de 20,4% de la population [7]. Dans le Service des urgences médicales du CHU de Bouaké, la prévalence des urgences hypertensives est de 30,1 % avec un taux de décès de 34,3%. À l’institut de cardiologie d’Abidjan (ICA), les UHTA représentaient 10,04% des admissions avec 13,4% de décès [8,5].

Les principaux facteurs pronostiques sont : âge avancé, le type d’urgences hypertensives, l’ancienneté de l’hypertension artérielle, le retard de consultation, le bas niveau socioéconomique, le faible plateau technique et l’absence de transfert dans les services spécialisés [9].

Malgré la prévalence élevée des UHTA en Côte d'Ivoire, peu d'études ont documenté spécifiquement les facteurs pronostiques de mortalité en milieu cardiologique tertiaire. Nous avons donc entrepris cette étude dans le but d’étudier les facteurs pronostiques des UHTA en milieu cardiologique africain afin d’améliorer la qualité de prise en charge des patients dans nos établissements sanitaires.

 

 

PATIENTS ETMÉTHODES

 

 

 

Type et période d’étude et Cadre

 

Il s’agissait d’une étude cohorte  rétrospective à visée descriptive sur la période du 1er janvier 2020 au 30 juin 2021, soit une période de 18 mois aux urgences et aux soins intensifs médicaux de l’institut de cardiologie d’Abidjan. Tous les patients âgés de plus de 18 ans admis pour UHTA  avec un dossier complet ont été inclus. Les critères de non-inclusion comprenaient : le décès à l'arrivée, ainsi que l'absence ou la perte du dossier médical rendant impossible l'exploitation des données.

 

Recueil des données et paramètres étudiés

 

Le recueil des données a été réalisé à l’aide d’une fiche d’enquête standardisée. Nous avons successivement recueilli :

-        Les données épidémiologiques (L’âge, le sexe, la profession, l’existence d’une   activité rémunératrice...) ;

-        Les facteurs de risque cardiovasculaires ;

-        Les données cliniques (la date d’entrée, les constantes, le score de Glasgow, les signes cardiaques, respiratoires, neurologiques et néphro-urologiques), les types d’urgences hypertensives ;

-        Les données paracliniques (biochimie sanguine et urinaire, l’électro-cardiogramme, radiographie thoracique, la tomodensitométrie crânio-cérébrale) ;

-        Le traitement ;

-        Les urgences hypertensives vraies « hypertensive emergency » associent une PA>180/110 mm Hg et atteinte d’un organe cible (cerveau, cœur, reins, rétine). L’éclampsie, la prééclampsie chez la femme enceinte et la pression artérielle élevée en péri-opératoire entrent aussi dans ce cadre ;

-        Le délai de prise en charge : délai entre l’arrivée du patient à l’hôpital et l’heure de prise en charge par un infirmier ou un médecin.

 

Analyse statistique

 

Les données ont été analysées avec le logiciel Epi info version 7. 2. 3. Les variables catégorielles  ont été exprimées en nombre et pourcentages et les variables continues en moyenne et écart type ou en médiane avec l’étendue.  Les variables catégorielles ont été comparées entre les groupes par un test de Khi2 ou de Fischer si approprié. Les variables continues ont été comparées par un test de Student et de Wilcoxon. Les variables significatives ou ayant un seuil de significativité inférieure ou égale à 0,1 ont été inclus dans un modèle de régression logistique multivariée pour déterminer les facteurs associés au décès.

 Ces analyses multivariées ont été exprimées sous forme d’odds ratios ajustés avec intervalle de confiance à 95%. Le seuil de significativité a été fixé à 5%.

 

 

 

RESULTATS

 

 

Durant la période de l’étude, 9404 patients ont été reçu aux urgences dont 308 pour UHTA soit une fréquence de 3,27%.  L'âge moyen des patients était de 56 ± 15,8 ans avec des extrêmes à 21 ans et 94 ans. On notait une prédominance masculine  avec un sex-ratio de 1,23.  

Les catégories socioprofessionnelles  les plus représentées étaient: les artisans, les commerçants, chef d’entreprise et les ouvriers. Plus de la moitié de nos patients (52,92%) provenait de leur domicile avec un transport non médicalisé  dans la majorité des cas (48,38%).  Les facteurs de risque cardiovasculaires majeurs fréquemment retrouvés étaient dans l’ordre décroissant l’hypertension artérielle (98,7%), le tabac (17,53%) et le diabète (14,28%). La rupture thérapeutique (49,03%) ainsi que l’écart de régime (41,88%) constituaient les principaux facteurs déclenchant des UHTA.

A l’admission, la pression artérielle systolique moyenne était de 200 mmHg avec des extrêmes de  160 et 260 mmHg et la pression artérielle diastolique moyenne de 131,40 avec des extrêmes de 85 et 213 mmHg. L’oedeme aiguë du poumon était le type  d’UHTA le plus fréquent (35,06%). 

L’électrocardiogramme était réalisé chez tous nos patients et on retrouvait des anomalies dans 38,87% des cas. La radiographie thoracique  retrouvait principalement des opacités floconeuses (84,35%) et une cardiomégalie (60,54%). La tomodensitométrie cérébrale était réalisée chez les patients qui avaient présenté une urgence neuro-vasculaire. Elle mettait en évidence un accident vasculaire cérébral ischémique dans 51,78% des cas et un accident vasculaire cérébral hémorragique dans 33,93% des cas.

Le délai de prise en charge des patients était en moyenne inférieur à 25 min (96,4%) mais n’étais pas associé à une majoration du risque de décès (p=0,387). Le devenir des patients hospitalisés pour UHTA se répartissait comme suit: transfert (1,3%), décédé (11,36%) et exéat (87,34%). La durée  moyenne  de survenue des décès était de 4,5 jours avec des extrêmes de 4 heures et 24 jours.  Les patients décédés étaient de sexe féminin dans la majorité des cas (51,4%). La tranche d’âge supérieure à 65 ans était celle qui enregistrait le plus de décès  (45,7%).  

Dans l'analyse multivariée, les facteurs pronostiques indépendants de mortalité étaient les suivants : accident vasculaire cérébral ischémique (OR = 13,9 ; p < 0,001), accident vasculaire cérébral hémorragique (OR = 8,4 ; p = 0,006), insuffisance rénale aiguë (OR = 10,8 ; p = 0,047) et le nombre de dysfonctionnements organiques par patient (p = 0,006). A l’inverse, le sexe masculin était associé à un risque de mortalité plus faible   (OR=0,405; p = 0.015).

Les résultats de l’étude analytique sont résumés dans les Tableau 1 et 2.

 

 

 

 

DISCUSSION

 

 

La mortalité intra hospitalière de l’UHTA dans notre série était de  11, 36 %, concordant avec celle retrouvé dans la littérature  qui varie entre 4 et 13 % [3, 4, 5]. Cependant, il reste  inférieur à celui des  autres centres du pays, notamment le Centre Hospitalo Universitaire de Yopougon (21,87 %) et  de Bouaké (34,3%) [8,10]. Cette mortalité inférieure pourrait refléter une meilleure adéquation de la prise en charge spécialisée disponible à l'ICA, inhérente à son statut de centre de référence, comparativement aux structures d'urgences polyvalentes.

Dans notre étude, la majorité des patients décédés était de sexe féminin (51,4 %). Le sexe masculin apparaissait comme un facteur associé à une réduction significative du risque de mortalité (OR = 0,405 ; p = 0,015). Ces résultats sont en contradiction avec ceux rapportés par Mouanodji M et al. [11]. Cette divergence pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs. D’une part, les femmes hypertendues sont généralement plus âgées, l’hypertension artérielle survenant plus fréquemment après la ménopause, période marquée par la perte de l’effet protecteur des œstrogènes. D’autre part, les femmes pourraient présenter des formes plus sévères de complications aiguës telles que l’œdème aigu pulmonaire (OAP) flash ou des accidents vasculaires cérébraux graves, contribuant ainsi à une mortalité plus élevée comparativement aux hommes.

La tranche d’âge supérieure à 65 ans était celle qui enregistrait la proportion la plus élevée de décès (45,7 %). L’âge avancé apparaissait comme un facteur de risque associé au décès, sans toutefois atteindre le seuil de significativité statistique (OR = 1,017 ; p = 0,135). Ces résultats sont concordants avec ceux de Mouanodji [11] ainsi que de Jeong Hun Shin et al. [12], qui identifiaient la vieillesse comme un facteur de mauvais pronostic. En revanche, Yameogo et al. [13] rapportaient des résultats divergents, montrant qu’un âge inférieur à 45 ans était significativement associé au décès (p < 0,05). Cette discordance pourrait s'expliquer par le profil démographique spécifique de la patientèle de l'ICA, potentiellement plus âgée et porteuse de comorbidités chroniques plus avancées que dans les séries d'urgences générales.

À l’admission, plus de la moitié des décès concernaient des patients présentant une pression artérielle ≥ 220 mmHg (65,7 %). Ces résultats sont cohérents avec ceux de Renambo J et al. [14], qui ont montré une augmentation significative du taux de mortalité corrélée à l’élévation des chiffres tensionnels (respectivement p < 0,05 et p < 0,001).

Dans notre étude, quatre facteurs indépendants étaient significativement associés à la mortalité : l’AVC ischémique (OR = 13,9 ; p < 0,001), l’AVC hémorragique (OR = 8,4 ; p = 0,006), l’insuffisance rénale aiguë (OR = 10,8 ; p = 0,047) et le nombre de dysfonctionnements organiques par patient (p = 0,006). La mortalité élevée liée à l’AVC ischémique pourrait refléter l’absence de thrombolyse, traitement de référence dans la prise en charge précoce, illustrant des insuffisances structurelles du système de santé. Ces résultats soulignent l’urgence d’améliorer l’équipement, la formation du personnel et l’organisation des filières d’urgence. Par ailleurs, des complications secondaires, telles que celles liées au décubitus prolongé, pourraient également contribuer à ce taux élevé de décès. Quant à l’insuffisance rénale aiguë, elle s’inscrivait souvent dans un contexte de défaillance multiviscérale. L’inaccessibilité des services d’hémodialyse dans notre contexte peuvent expliquer le pronostic défavorable de ces patients. Ces observations mettent en évidence la nécessité de renforcer la prise en charge des urgences neurologiques et rénales, ainsi que de développer des stratégies ciblées pour réduire la mortalité hospitalière associée aux défaillances organiques multiples.

 

Limites de l’étude

 

Notre étude présente certaines limites.  Premièrement, L'ICA est un centre de référence  et cela expose à un biais de sélection. En effet, les patients qui y arrivent  sont souvent soit des patients référés, soit des patients ayant un accès direct aux soins spécialisés, ce qui conduit à une population non représentative de la population générale. Deuxièmement, en  excluant les patients  pour "dossier incomplet", on exclut potentiellement les cas les plus graves. Cela entraîne un biais de survie qui minimise artificiellement le taux de mortalité global et modifie le profil des facteurs pronostiques.

 

 

CONCLUSION

 

 

Il ressort de notre étude que les urgences hypertensives constituent  une urgence vitale majeure à Abidjan, grevée d’une mortalité élevée.

Les complications neurologiques, en particulier les accidents vasculaires cérébraux ischémiques et hémorragiques, ainsi que l’insuffisance rénale aiguë, apparaissent comme les principaux facteurs prédictifs de décès. Le sexe masculin semble, dans cette population, exercer un rôle protecteur.

Une prise en charge précoce et adéquate des  lésions organiques demeure un élément clé pour améliorer le pronostic des patients.

Toutefois, ces résultats méritent d’être confirmés par des études ultérieures, prospectives et portant sur des effectifs plus importants, afin de mieux comprendre les déterminants de la morbimortalité.

Enfin, ces données soulignent l’importance d’une lutte renforcée contre l’hypertension artérielle, reposant sur le dépistage précoce, la prévention et une prise en charge efficace au sein de nos populations. 

 

 

 

 

 

REFERENCES

 

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