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Prescription des hypolipémiants en consultation de Médecine Interne chez les patients diabétiques du Centre Hospitalier Universitaire de Bouaké (Côte d’Ivoire)

Prescription of lipid-lowering drugs in internal medicine consultations for diabetic patients at the Bouake University Hospital Center (Ivory Coast).

KONÉ S1,2, YAPA GSK1,2 , ACHO JK1,2 , KOUASSI L1,2, TOURÉ K1,2 , KONÉ F1,2, KOUAMÉ KGR1,2 , GBOKO KKL1,2, MENEY MAGG1, N’GUESSAN KW1, KOUAKOU KH1, KONAN YF , AHEMOU JME1, KOFFI GS3, KOHI ANK1 , OUATTARA S1, NZONZY BSR1, OUATTARA R3,4, ABBÉ F3,4  , KONAN NM3,4, OUATTARA BOURHAÏMA1,2.

 

RESUME

Introduction : Le diabète de type 2 est responsable d’une morbi-mortalité élevée liée à la survenue d’événements cardiovasculaires majeurs. L’objectif de notre étude était d’évaluer la prescription des hypolipémiants chez les diabétiques de type 2 suivi en consultation de médecine interne.

Méthodes : Nous avons réalisé une étude transversale sur une période de 3 ans, incluant 147 patients diabétiques de type 2 ayant bénéficié d’une prescription d’hypolipémiants.

Résultats : La prévalence de la prescription des hypolipémiants était de 7%. L’âge moyen des patients était de 61,37 ±11 ans, avec des extrêmes de 21 et 89 ans et le sex-ratio était de 0,53. Le niveau socioéconomique des patients était bas dans 76,19% des cas. La prescription des hypolipémiants concernait les patients à haut risque (72%), et très haut risque cardiovasculaire (28%). Les facteurs de risque cardiovasculaires associé au diabète étaient la sédentarité (92,51%), l’HTA (77,55%), obésité ou surpoids (52,38%), la dyslipidémie (35,37%) et le tabagisme (4,76%). La prescription d’hypolipémiants se faisait en prévention primaire dans 74,15% des cas, dans les 3 premiers mois de suivi (86,40%), lors de la première consultation dans 58,50% des cas. Les statines représentaient 99,3% de la prescription d’hypolipémiants. Il n’y avait pas d’association entre le type de prévention et le niveau socioéconomique des patients (p=0,64) ou entre le sexe et le délai de prescription des hypolipémiants (p=0,97).

Conclusion : La prescription des hypolipémiants en consultation de médecine interne est faible. Elle est réalisée en générale chez des patients âgés en prévention primaire et ayant haut ou très haut risque cardiovasculaire. La rosuvastatine est le traitement de choix.

 

 

MOTS CLES 

 

Statines-Diabète-Afrique de l’Ouest.

 

SUMMARY

Introduction: Type 2 diabetes is responsible for high morbidity and mortality rates linked to major cardiovascular events. The aim of our study was to evaluate the prescription of lipid-lowering drugs in type 2 diabetics followed up in internal medicine consultations.

Methods: We conducted a cross-sectional study over a 3 year period, including 147 patients with type 2 diabetes who had been prescribed lipid-lowering drugs.

Results: The prevalence of lipid-lowering drug prescriptions was 7%. The average age of patients was 61.37 ±11 years, with extremes ranging from 21 to 89 years, and the sex ratio was 0.53. The socioeconomic status of patients was low in 76.19% of cases. Lipid-lowering drugs were prescribed to patients at high risk (72%) and very high cardiovascular risk (28%). The cardiovascular risk factors associated with diabetes were sedentary lifestyle (92.51%), hypertension (77.55%), obesity or overweight (52.38%), dyslipidemia (35.37%) and smoking (4.76%). Lipid-lowering drugs were prescribed for primary prevention in 74.15% of cases, within the first 3 months of follow-up (86.40%), and during the first consultation in 58.50% of cases. Statins accounted for 99.3% of lipid-lowering drug prescriptions. There was no association between the type of prevention and the socioeconomic status of patients (p=0.64) or between gender and the prescription period of lipid-lowering drugs (p=0.97).

Conclusion: The prescription of lipid-lowering drugs in the department of consultation of internal medicine is low. This prescription applies in majority to elderly patients, primary prevention and patients with high or very high cardiovascular risk. Rosuvastatin is the principal lipid-lowering prescribed. 

 

KEY WORDS

 

Congenital heart disease, Holter ECG, arrhythmias, cardiac surgery. 

 

 

1. Service de Médecine Interne, Centre Hospitalier Universitaire de Bouaké, Côte d’Ivoire

2 .Ufr sciences médicales, Université Alassane Ouattara, Bouake, Côte d’Ivoire

3 .Service de Médecine Interne, Centre Hospitalier Universitaire de Treichville, Côte d’Ivoire

4. Ufr sciences médicales, Université Felix Houphouet Boigny, Cocody, Côte d’Ivoire

 

 

Adresse pour correspondance

Yapa Gnadou Stéphane Keny

Adresse : 01 BP1174, Bouaké 01

Tel : +2250759940960 

 

INTRODUCTION

 

 

 

Le diabète de type 2 demeure un problème de santé publique du fait de sa fréquence et de sa morbi-mortalité élevée liée à la survenue d’évènements cardiovasculaires tels que l’infarctus du myocarde, l’AVC ou l’insuffisance rénale chronique [1]. Il  représente à lui seul, plus de 90% de l’ensemble des diabètes  diagnostiqués dans le monde et sa physiopathologie est complexe [2]. Celle-ci associe à la fois une insulinopénie et une insulinorésistance qui est source d’obésité et d’hypertension artérielle (HTA) qui constituent avec  le diabète des facteurs de risque cardiovasculaires majeurs [3]. La prise en charge du diabète est dès lors globale et nécessite en plus des mesures hygiéno-diététiques qui sont toujours indiquées, la prescription de médicaments anti-hyperglycémiants, d’antihypertenseurs et d’hypolipémiants selon le risque cardiovasculaire du patient [4]. Il existe plusieurs types d’hypolipémiants, notamment les statines, les fibrates, l’ézetimibe, acide bempédoïque qui ont des mécanismes d’action, une efficacité et une tolérance très variable [5]. Le rôle important des statines dans la réduction du risque cardiovasculaire et leur effet pléïotrope décrit ces dernières  années [6], de même que leur bonne tolérance explique le premier rang occupé par ces médicaments parmi les hypolipémiants et leur prescription fréquente particulièrement chez les  patients diabétiques [7]. Ainsi le recours aux autres hypolipémiants se fait lorsque les objectifs thérapeutiques ne sont pas atteints avec les statines seules ou en cas de dyslipidémies mixtes ou lorsque les statines sont mal tolérées  [8].  En Afrique, la prévalence de la prescription des  statines chez les diabétiques  de type 2 varie de 16,8 à 85,4% selon les pays dans une méta-analyse réalisée en 2024 [9]. En Côte d’Ivoire, spécialement à Bouaké, les études réalisées sur les hypolipémiants n’ont pas été menées spécifiquement chez les diabétiques [10].

 L’objectif de notre étude était d’évaluer la prescription des hypolipémiants chez les diabétiques de type 2 suivis en consultation de médecine interne.

 

 

MÉTHODES

 

 

 

Il s’agissait d’une étude transversale analytique qui s’est déroulée du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2022 chez les patients suivis en consultation de Médecine Interne.  Nos critères d’inclusions étaient les patients âgés de plus de 18 ans, diabétiques de type 2 suivis en consultation de médecine interne qui avaient eu un bilan lipidique au cours de leur suivi et un traitement par statine ou autre hypolipémiant initié en consultation de médecine interne. Les critères de non inclusion étaient les patients non diabétiques ayant une dyslipidémie ou les patients dont les dossiers étaient insuffisamment renseignés pour les paramètres d’études. Les paramètres d’études étaientl’âge, le sexe, le niveau d’étude , le niveau de risque cardiovasculaireobtenu à partir des données cliniques notamment , l’existence du  diabète, la sédentarité, l’HTA, l’obésité ou le surpoids, le tabagisme et biologique notamment le bilan lipidique (Cholestérol total (CT), HDL cholestérol (HDL), triglycérides (TG) et LDL cholestérol (calculé par la formule de Friedwald lorsque les TG sont inférieurs à 4 g/l)), les complications cardiovasculaires et les données thérapeutiques  (type, dose, délai avant prescription et indication des hypolipémiants) du patient.

 

Définitions opérationnelles 

 

Dyslipidémie était retenue si on retrouvait un taux sanguin de Cholestérol total supérieur à 2g/l et/ou de HDL cholestérol inférieur à 0,35g/l et/ou de LDL cholestérol supérieur à 1,5g/l et/ou de triglycérides (TG) supérieur à 1,5g/l.

Le diabète était diagnostiqué sur la base des critères de l’OMS :

-        Glycémie à jeun supérieure ou égale à 1,26 g/L (7,0 mmol/L) à deux reprises ; 

-        Glycémie aléatoire supérieure ou égale à 2 g/L (11,1 mmol/L) avec symptômes ;

-        Glycémie post-HGPO supérieure ou égale à 2 g/L (11,1 mmol/L) 2 heures après l'ingestion de 75g de glucose ;

-        HbA1c supérieure ou égale à 6,5% 

Le risque cardiovasculaire était obtenu par sommation des facteurs de risque cardiovasculaires.

 

Recueil des données

 

Les données ont été recueillies sur une fiche d’enquête anonyme, standardisée conçue à cet effet pour conserver leur confidentialité.

 

Traitement et analyses des données

 

Réalisé à l’aide du logiciel Word 2013 et Epi info 7. Les variables qualitatives ont été exprimées sous forme de proportion et les variables quantitatives sous forme de moyenne avec écart type et valeurs extrêmes. L'association entre les variables qualitatives a été analysée à l'aide du test du chi-carré (chi2) ou du test exact de Fisher lorsque les conditions d’application du Chi ² n’étaient pas réunies. Le seuil de significativité a été fixé à une probabilité de p < 0.05%.

 

Aspect éthique

 

Notre étude a été réalisée en respectant les principes de la déclaration d’Helsinki de 1964.

 

 

 

RESULTATS

 

 

Sur un total de 2071 dossiers, 147 dossiers ont été retenus sur la base de nos critères d’inclusion. La prévalence de la prescription des hypolipémiants était de 7%. L’âge moyen des patients était de 61,37 ±11 ans, avec des extrêmes de 21 et 89 ans. Le sex-ratio était de 0,53. Le niveau socioéconomique des patients était bas dans 76,19% des cas. La prescription des hypolipémiants concernait les patients à haut risque (72%), et très haut risque cardiovasculaire (28%). Les facteurs de risque cardiovasculaires associés au diabète étaient la sédentarité (92,51%), l’HTA (77,55%), obésité ou surpoids (52,38%), la dyslipidémie (35,37%) dont le profil biologique est mentionné dans le tableau I et le tabagisme (4,76%). La prescription d’hypolipémiants se faisait en prévention primaire dans 74,15% des cas, dans les 3 premiers mois de suivi (86,40%), lors de la première consultation dans 58,50% des cas. Les statines représentaient 99,3% de la prescription d’hypolipémiants. Elles étaient prescrites à des doses variables et étaient dominées par la rosuvastatine dans 60,54% des cas (tableau II). Les indications des hypolipémiants en prévention secondaire chez 25,8% des patients, étaient l’AVC (36,84%), l’insuffisance cardiaque (34,21%), et l’AOMI dans 28,95% des cas. Il n’y avait pas d’association entre le type de prévention et le niveau socioéconomique des patients (p=0,64) ou entre le sexe et le délai de prescription des hypolipémiants (p=0,97).

 

 

 

DISCUSSION

 

 

 

Prévalence et aspects sociodémographiques

 

La prévalence retrouvée dans notre étude était faible (7%). Cette prévalence était nettement inférieure à celle de Chekol, qui retrouvait dans une  méta-analyse récente de 10 études africaines, une  prévalence de la prescription des hypolipémiants chez les  diabétiques, très variable dans les  pays en développement oscillant entre 16% et plus de 80% [9]. Cette faible prévalence pourrait être liée à nos critères d’inclusion plus restrictifs et aux difficultés d’accès aux bilans de suivi. En effet ces critères concernaient les patients ayant à la fois une prescription de statine et un bilan lipidique. La prescription d’hypolipémiants était plus importante chez les sujets âgés avec une moyenne d’âge de 60 ans et une fréquence de prescription plus élevée chez   les femmes (sex-ratio = 0,53) sans lien retrouvé entre le sexe et le délai de prescription (p=0,97). L’étude de Nigussie retrouvait un âge moyen plus faible (47 ans) mais une prescription féminine plus importante (72%) [11]. Bien que le lien entre le sexe, l’âge et la prescription de statine n’est pas pu être évalué à cause de la méthodologie de notre étude, Zhao et al, a montré un niveau de prescription des statines plus faible chez la femme (p=0.85; 95% CI, 0.80–0.90) [12]. De plus,  la fréquence de prescription des hypolipémiants est trois fois plus élevée  chez le sujet âgé, africain [9],  en partie liée à l’incidence plus élevée des maladies cardiovasculaires dans cette tranche de la population et à leur survenue plus précoce chez les hommes[13]. Le faible taux de prescription des hypolipémiants pourrait également s’expliquer par le bas niveau socioéconomique des patients dans notre étude, dont l’impact considérable sur la prescription des statines est décrit dans la littérature[14].

 

Facteur de risque cardiovasculaire associé au diabète

 

Les facteurs de risques associés au diabète étaient dominés par sédentarité puis l’HTA, l’obésité et la dyslipidémie. Au Mali et au Sénégal, Konaté  et M’Baye  retrouvaient les mêmes facteurs de risque cardiovasculaires mais dans des proportions globalement plus faibles avec une prédominance de la sédentarité [15,16]. Concernant le profil lipidique des patients, on notait une dyslipidémie chez le tiers des patients avec des proportions proches d’hypercholestérolémie LDL (21,77%), d’hypocholestérolémie HDL (20,41%) et d’hypertriglycéridémie (23,14%) qui représentait l’anomalie lipidique la plus fréquente. Ces données étaient contraires à celles de Nesta et al à Libreville qui retrouvait une hypocholestérolémie HDL dans 15% des cas, l’hypertriglycéridémie dans 13% des cas et l’hypercholestérolémie LDL (33%). Nos résultats concordent avec ceux de la littérature dans laquelle l’hypertriglycéridémie est plus fréquente chez le diabétique de type 2 [17]. 

 

Modalités de prescription

 

Nos patients étaient en moyenne âgés de 60 ans avec un risque haut ou très haut risque cardiovasculaire et bénéficiaient en prévention primaire d’une statinothérapie à intensité modérée à base de rosuvastatine dosée à 10mg à l’initiation dans la majorité des cas. Ces données semblent contraires aux recommandations Européennes qui plaident plutôt pour la prescription de statines de haute intensité, visant une réduction du LDL-C d'au moins 50% et une cible LDL-C absolue souvent inférieure à 1,4 mmol/L (55 mg/dL) [18]. Cependant les recommandations américaines, préconisent la prescription de statines à intensité modérée chez le diabétique âgé de 40 à 75 ans indépendamment du risque cardiovasculaire (recommandation forte, classe I), sans niér le bénéfice d’une statinothérapie de forte intensité (recommandation modérée, classe IIa) [19]. Dans notre pratique les recommandations de l’ESC semblent moins adaptées car elles se heurtent au coût  élevé de la prise en charge du diabète, qui doit intégrer tous les facteurs de risque cardiovasculaire associés au diabète notamment l’HTA (77,55% des cas), chez des patients ayant pour la plupart un faible niveau socioéconomique (76,19%) et sans couverture maladie universelle [20] . A titre d’exemple, la couverture maladie universelle crée en 2019 en Côte d’Ivoire n’a été effective qu’en 2025 avec encore de nombreux défis à relever concernant la disponibilité réelle des médicaments. Dans ce contexte l’application des recommandations américaines, semblent favoriser l’adhésion à la statinothérapie, jugée parfois non indispensable [21].  La difficulté de contrôle régulier du bilan lipidique, ne permettait pas d’évaluer l’atteinte des objectifs de LDL-C et limitait l’intensification du traitement expliquant la faible prescription de l’ezetimibe. Les fibrates étaient peu prescrites malgré l’hypertriglycéridémie des patients à cause de leur indisponibilité.

Les indications des hypolipémiants en prévention secondaire étaient l’AVC (36,84%), l’insuffisance cardiaque (34,21%), et l’AOMI (28,95%). Thiam et al au Burkina Faso retrouvait également un taux élevé d’évènement cardiaque (22,1%) et cérébro-vasculaire (26,3%) mais un taux plus faible d’AOMI (2,9%) probablement à cause de l’accès plus facile et précoce aux explorations cardiovasculaires, étant donné que l’étude était réalisée dans un service de cardiologie [22]. Il n’y avait pas d’association entre le niveau socioéconomique des patients et le type de prévention cardiovasculaire (p=0,64). Cependant l’étude Pure, incluant des patients de niveaux socio-économiques différents issus de 21 pays de niveau de développement variés a montré un taux de prévention secondaire quasiment nul dans les pays en développement comme le Zimbabwe ou la Tanzanie tandis que ce taux était proche de 45% dans les pays développés comme le Canada ou la Suède[23].

L’une des limites de l’étude, est l’absence de notification des effets secondaires liés à la prescription des hypolipémiants.

 

CONCLUSION 

 

 

Dans notre environnement, la prévalence de la prescription des hypolipémiants est faible, probablement liée à nos critères d’inclusion et à   l’accès   au    bilan    lipidique.  Elle concerne surtout les patients âgés classés à très haut risque cardiovasculaire et est majoritairement indiquée en prévention primaire. Une étude pourra être réalisée ultérieurement sur les effets secondaires de ces hypolipémiants chez les patients diabétiques.

 

 

 

 

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