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Analyse comparative du traitement endovasculaire des anévrismes et des dissections aortiques de type B : l'expérience préliminaire d'Abidjan.

Comparative analysis of endovascular treatment outcomes for aortic aneurysms and type B aortic dissections: a preliminary experience from Abidjan.

I ANGORAN REGNIER, AFFIF GHASSANI, JC DEGRE, L ASSEKE, I DEGNI, S ASSIE, S ARICKO, E KATCHE, A AMANI, A SOUAGA.

 

RESUME

Objectif : Comparer les profils épidémio-cliniques et évaluer les résultats du traitement endovasculaire entre les anévrismes de l’aorte et les dissections aortiques de type B à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA).

Matériel et méthodes : Étude rétrospective menée sur quatre ans (2022-2025) incluant 51 patients consécutifs (22 dissections type B et 29 anévrismes) traités par endoprothèse (TEVAR/EVAR). Les données cliniques, les paramètres anatomiques et les résultats des techniques ont été comparés.

Résultats : L’âge moyen global était de 61,4 ans avec une prédominance masculine (76,5 %). L’hypertension artérielle était le principal facteur de risque (84,3 %). L’analyse comparative a révélé que les patients du groupe dissection étaient significativement plus jeunes que ceux du groupe anévrisme (54,8 ans vs 66,4 ans ; ). La douleur aiguë était le signe d'appel majeur dans les dissections (91,0 % vs 62,1 % ; ). Le diamètre moyen des anévrismes lors de la prise en charge était de 65,2 mm. Le succès technique immédiat a été obtenu dans 96,1 % des cas. Le taux d’endofuite primaire était de 3,9 %. La survie intra-hospitalière globale était de 96,1 % et aucune complication neurologique n'a été enregistrée.

Conclusion : Cette étude démontre une nette disparité phénotypique entre les deux groupes, marquée par la précocité des dissections de type B chez des patients jeunes et hypertendus.

 

MOTS CLES 

Aorte ; Endoprothèse ; EVAR ; TEVAR ; Dissection de type B ; Anévrisme ; Afrique subsaharienne.

 

SUMMARY

Objective: To compare the epidemiological and clinical profiles and evaluate the outcomes of endovascular treatment for aortic aneurysms versus type B aortic dissections at the Abidjan Cardiology Institute (ICA).

Materials and Methods: A retrospective study conducted over four years (2022–2025) involving 51 consecutive patients (22 with type B dissection and 29 with aneurysm) treated with endoprostheses (TEVAR/EVAR). Clinical data, anatomical parameters, and procedural outcomes were compared.

Results: The overall mean age was 61.4 years, with a male predominance (76.5%). Arterial hypertension was the primary risk factor (84.3%). Comparative analysis revealed that patients in the dissection group were significantly younger than those in the aneurysm group (54.8 years vs. 66.4 years; P<0.01). Acute pain was the predominant presenting symptom in dissection cases (91.0% vs. 62.1%; P <0.05). The mean aneurysm diameter at the time of management was 65.2 mm. Immediate technical success was achieved in 96.1% of cases. The primary endoleak rate was 3.9%. Overall in-hospital survival was 96.1%, and no neurological complications were recorded.

Conclusion: This study demonstrates a clear phenotypic disparity between the two groups, characterized by the earlier onset of type B dissections in young, hypertensive patients.

 

 

 KEY WORDS

Aorta; Endoprosthesis; EVAR; TEVAR; Type B dissection; Aneurysm; Sub-Saharan Africa.

 

1. Institut de cardiologie d’Abidjan.

Adresse pour correspondance

ANGORAN REGNIER INES

Institut de cardiologie d’Abidjan.

BP V206

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INTRODUCTION

 

 

 

Les pathologies de l’aorte constituent une cause majeure de morbidité et de mortalité cardiovasculaire dans le monde. Parmi celles-ci, les dissections aortiques et les anévrismes de l’aorte représentent des affections particulièrement graves en raison du risque élevé de rupture, d’ischémie viscérale et de décès. L’anévrisme de l’aorte abdominale est la forme la plus fréquente des maladies aortiques dégénératives et sa prévalence augmente avec l’âge, touchant principalement les hommes de plus de 60 ans [1].

Pendant longtemps, la chirurgie ouverte a représenté le traitement de référence des pathologies aortiques. Cependant, cette approche est associée à une morbidité et une mortalité périopératoires significatives, en particulier chez les patients âgés ou présentant des comorbidités cardiovasculaires importantes [2].

Au cours des deux dernières décennies, les techniques endovasculaires ont profondément transformé la prise en charge des maladies de l’aorte. Le traitement endovasculaire par implantation d’endoprothèse (EVAR pour l’aorte abdominale et TEVAR pour l’aorte thoracique) permet de réduire la mortalité périopératoire, la durée d’hospitalisation et les complications postopératoires par rapport à la chirurgie ouverte, tout en favorisant une récupération plus rapide des patients [3,4].

Néanmoins, certaines complications spécifiques peuvent survenir après implantation d’une endoprothèse aortique, notamment les endofuites (ou perfusions résiduelles du faux chenal), la migration de la prothèse ou les thromboses, ce qui justifie une surveillance radiologique régulière à long terme [5].

Malgré ces avancées, les données concernant l’utilisation des techniques endovasculaires en Afrique subsaharienne restent encore limitées. L’accès à ces procédures demeure restreint dans de nombreux pays en raison du coût élevé des dispositifs, de la disponibilité limitée des plateaux techniques spécialisés et du nombre encore insuffisant de spécialistes formés dans ce domaine.

En Côte d’Ivoire, l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA) joue un rôle majeur dans le développement de la cardiologie interventionnelle et de la chirurgie vasculaire [6].

Dans ce contexte, l’objectif principal était de comparer les caractéristiques épidémio-cliniques et les résultats opératoires du traitement endovasculaire entre les anévrismes de l’aorte et les dissections aortiques de type B à l’ICA. Il s’agissait spécifiquement d’évaluer le succès technique et la survie intra-hospitalière globale de la cohorte, d’identifier les spécificités morphologiques et les facteurs de risque dominants propres à chaque groupe pathologique et d’analyser les suites opératoires précoces, notamment l'incidence des endofuites et des complications neurologiques.

 

 

 

MATÉRIEL ET MÉTHODES

 

 

 

Type et cadre de l’étude

 

Il s’agit d’une étude observationnelle rétrospective et descriptive monocentrique menée à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan (ICA).

 

Période d’étude

 

L’étude couvre une période de 4 ans, s'étendant de janvier 2022 à décembre 2025.

 

Population d’étude

 

L'étude a inclus un total de 51 patients.

 

Critères d’inclusion

 

Implantation d’une endoprothèse aortique à l’ICA durant la période d'étude ; pathologie de l’aorte thoracique ou abdominale traitée par voie endovasculaire ; dossier médical complet comportant l'ensemble des données cliniques, radiologiques (imagerie pré-opératoire) et les comptes-rendus opératoires ; existence d'un suivi intra-hospitalier complet et documenté au sein du service jusqu'à la sortie du patient.

 

 

Critères de non-inclusion

 

Patients présentant un dossier médical incomplet ; patients traités exclusivement par chirurgie ouverte de l’aorte ; patients perdus de vue immédiatement après l’intervention.

 

Variables recueillies

 

Les données ont été collectées à partir des dossiers médicaux et des registres opératoires. Les variables analysées comprenaient :

 

Données sociodémographiques

 

 Âge et sexe.

 

Données cliniques

 

 Antécédents cardiovasculaires, facteurs de risque (HTA, tabagisme) et mode de présentation clinique (douleur, masse abdominale).

 

Données anatomiques et thérapeutiques

 

Type de pathologie (dissection vs anévrisme), localisation de la lésion, critères de gravité (diamètre aortique), type d'endoprothèse et diamètre des dispositifs utilisés.

 

Résultats opératoires

 

Succès technique de la procédure, complications immédiates et mortalité hospitalière.

 

Analyse statistique

 

Le traitement et l'analyse des données ont été réalisés à l'aide du logiciel Jamovi (version 2.3). Les dossiers médicaux incomplets ont été exclus de l’analyse afin de garantir la fiabilité des données recueillies.

Les variables quantitatives ont été exprimées par leur moyenne accompagnée de l'écart-type. La normalité des distributions a été vérifiée par le test de Shapiro-Wilk ; en cas de distribution non normale liée aux effectifs modestes, le test non paramétrique de Mann-Whitney a été appliqué en alternative au test t de Student. Les variables qualitatives ont été présentées sous forme d'effectifs et de pourcentages et comparées par le test du Chi-carré de Pearson ou le test exact de Fisher. Une valeur de  a été considérée comme statistiquement significative.

 

Comité d’éthique

 

L’étude a été conduite conformément aux principes de la Déclaration d’Helsinki et a reçu l’approbation du comité d'éthique de l'Institut de Cardiologie d’Abidjan. L’anonymat et la confidentialité des données des patients ont été strictement respectés.

 

 

 

RESULTATS

 

 

Sélection de la population d'étude

 

Sur une période d’étude de quatre ans (2022-2025), 91 patients présentant une pathologie aortique (dissection ou anévrisme) ont été colligés. La cohorte se répartissait en 49 cas de dissections aortiques, dont 32 de type B et 17 de type A, et 42 cas d'anévrismes. L’analyse de la prise en charge endovasculaire a porté sur un effectif sélectionné de 51 patients : 22 patients traités par endoprothèse pour une dissection de type B et 29 patients pour un anévrisme aortique. Les dissections de type A (n = 17) ont été exclues (Figure 1).

 

Caractéristiques cliniques et démographiques

 

L’âge moyen de la cohorte était de 61,4 ans (extrêmes : 21 – 86 ans). Une nette prédominance masculine a été observée avec 39 hommes (76,5 %) pour 12 femmes (23,5 %), soit un sex-ratio de 3,25. Le profil de risque cardiovasculaire était dominé par l’hypertension artérielle (HTA), retrouvée chez 43 patients (84,3 %). Les autres facteurs de risque de la cohorte étaient le tabagisme actif (19,6 %, n = 10), le diabète de type 2 (11,8 %) et la dyslipidémie (9,8 %). Une hérédité anévrismale était connue chez 3,9 % des patients (Tableau 1).

 

 

 

Présentation clinique et profil lésionnel

 

Le motif de consultation principal était la douleur aiguë. Une asymétrie tensionnelle était présente chez 3,9 % des patients de la cohorte globale à l'admission (n = 2). L'analyse par sous-groupe confirme la valeur d'orientation clinique de ce signe, qui était exclusivement retrouvé dans le groupe des dissections aortiques de type B (9,1%, n = 2/22) et totalement absent dans le groupe des anévrismes (0%, n = 0/29).

Sur le plan anatomique, les pathologies se répartissaient en deux groupes (figure 2) :

Anévrismes aortiques (n = 29 ; 56,9 %) : Le diamètre moyen était de 65,2 mm ± 8,4 mm. Les localisations se subdivisaient en anévrismes de l'aorte abdominale (AAA) sous-rénaux (n = 13 ; traités par EVAR), en anévrismes de l'aorte thoracique (ATD) descendante (n = 13 ; traités par TEVAR) et en anévrismes de l'aorte abdominale sus-rénale (n = 3). Ces 3 derniers cas d'AAA sus-rénaux présentaient une extension vers l'aorte thoracique descendante, justifiant une couverture proximale par technique endovasculaire thoracique (TEVAR).

Dissections aortiques de type B (n = 22 ; 43,1 %) : Le diamètre aortique moyen au niveau de la déchirure intimale était de 39,4 mm ± 5,1 mm au moment du diagnostic.

Au moment de la prise en charge, 11,8 % de l'ensemble des patients (n = 6) présentaient des signes de rupture ou de pré-rupture aortique à l'imagerie. Un épanchement pleural ou péricardique a été objectivé chez 7,8 % des sujets.

 

Analyse comparative : Anévrismes vs Dissections Type B

 

L’analyse comparative (Tableau 2) a révélé que les patients du groupe dissection étaient significativement plus jeunes que ceux du groupe anévrisme (54,8 ans ± 12,6 vs 66,4 ans ± 10,8 ; ). La douleur aiguë était également plus fréquente et intense dans la dissection (91,0 % vs 62,1 % ; ). Bien que l'HTA soit très fréquente dans les deux groupes sans différence significative (  = 0,26), le tabagisme était plus marqué chez les patients porteurs d'anévrismes (24,1 %, n = 7) que dans les dissections (13,6 %, n = 3), sans toutefois atteindre la significativité statistique ( ).

 

Résultats procéduraux et évolution

 

Le succès technique immédiat défini de manière unique par le déploiement correct de l'endoprothèse associé à l'exclusion complète de la lésion (sac anévrismal ou déchirure d'entrée) sans perfusion résiduelle immédiate a été obtenu chez 49 patients (96,1 %).

L'analyse de sécurité montre que les événements indésirables étaient concentrés chez les mêmes patients critiques : Deux échecs techniques immédiats sont survenus, exclusivement dans le groupe des dissections de type B. Ces deux échecs étaient dus à des endofuites primaires majeures par perfusion résiduelle du faux chenal aux zones d'ancrage proximales (endoleaks de type I), survenues chez deux patients admis en urgence dans un contexte de rupture aortique aiguë avec instabilité hémodynamique. Ces deux mêmes patients sont décédés en période péri-opératoire immédiate malgré les tentatives de réalignement prothétique, ce qui explique le taux de mortalité hospitalière globale de 3,9 % (n = 2) (Tableau 3).  Aucune complication neurologique majeure (paraplégie ou accident vasculaire cérébral) n'a été observée dans l'ensemble de la série.

 

 

 

DISCUSSION

 

 Considérations épidémiologiques et facteurs de risque

 

Le profil de notre cohorte se distingue par la jeunesse relative des patients (61,4 ans en moyenne), particulièrement marquée dans le groupe des dissections aortiques (54,8 ans contre 66,4 ans pour les anévrismes ; ). Cette précocité par rapport aux registres internationaux comme l'IRAD, où la moyenne d'âge dépasse généralement 63 ans [7], confirme les observations de Nguetta et al. [6] sur la vulnérabilité aortique précoce en milieu ivoirien. L’hypertension artérielle (HTA), retrouvée chez 84,3 % de nos patients, demeure le facteur étiopathogénique central [5,8]. Si l’HTA était fréquemment retrouvée dans les deux groupes, sans différence statistiquement significative (p=0,26), le tabagisme apparaissait en revanche plus fréquent dans le groupe présentant une pathologie anévrismale (24,1 % versus 13,6 %). Cette tendance est en accord avec les données de la littérature, qui attribuent au tabagisme un rôle majeur dans l’altération de la média artérielle et la progression anévrismale [9].

 

Urgence clinique et diagnostic tardif

 

La présentation clinique est dominée par la douleur aiguë, de manière significativement plus constante dans la dissection aortique ( ). Pour les anévrismes, la taille moyenne de 65,2 mm observée dans notre étude excède largement les seuils d’intervention recommandés par l'ESC [3] et l'ACC/AHA [4]. Ce constat traduit un diagnostic souvent tardif, au stade de complications (11,8 % de ruptures ou pré-ruptures), en l'absence de programmes de dépistage organisé [9]. Malgré cette sévérité initiale, le recours aux endoprothèses a permis de stabiliser des patients qui, par le passé, auraient présenté un risque opératoire prohibitif en chirurgie conventionnelle [10].

 

Performance et sécurité de la technique endovasculaire

 

Le succès technique de 96,1 % obtenu dans notre série est superposable aux standards internationaux. Bien que cet effectif de 51 patients représente une expérience initiale majeure pour notre centre, l'absence de différence significative entre le succès obtenu dans les anévrismes et les dissections ( ) souligne déjà la polyvalence de la technique endovasculaire à l'ICA [2], capable de traiter aussi bien des sacs anévrismaux volumineux que des déchirures intimales complexes. La mortalité hospitalière (3,9 %), strictement limitée à des états de rupture préopératoire avec perfusion résiduelle persistante du faux chenal, ainsi que l'absence de complications neurologiques majeures (paraplégie), valident la sécurité de cette approche [5].

Évolution des résultats techniques à Abidjan

 

Sur le plan thérapeutique, nos résultats marquent une rupture avec les premières séries africaines. Si Yangni-Angate et al. rapportaient en 2011 une expérience pionnière de la chirurgie ouverte de l'aorte à l'ICA avec une mortalité non négligeable [11], l'avènement des techniques endovasculaires dans notre centre a permis d'abaisser drastiquement la morbidité. Avec 96,1 % de succès technique et une mortalité hospitalière de 3,9 %, nos résultats démontrent que les standards d'excellence internationaux sont désormais reproductibles en Afrique subsaharienne, malgré un contexte clinique souvent plus précaire.

 

 Limites et perspectives

 

Le caractère rétrospectif et monocentrique de l'étude a pu induire des biais de sélection. Certains paramètres biologiques ou données de suivi n'ont pas pu être recueillis de manière exhaustive pour l'ensemble de la cohorte. L'effectif de 51 patients reste une série préliminaire pour mener des analyses de sous-groupes avec une puissance statistique très élevée. Néanmoins, cette étude permet d'identifier des tendances épidémiologiques claires, notamment sur la précocité des pathologies aortiques en milieu ivoirien.

Cette étude s'est principalement concentrée sur les résultats intra-hospitaliers. L'absence de recul à long terme (au-delà de 12-24 mois) limite l'évaluation de la durabilité des endoprothèses, du taux de réintervention et de l'incidence des endofuites tardives, essentielles pour juger de la pérennité de la technique dans notre contexte. En Afrique subsaharienne, l'accès régulier au suivi scanographique à long terme représente un défi logistique, géographique et financier majeur pour les patients. Ces excellents résultats à court terme démontrent la sécurité de la courbe d'apprentissage à Abidjan, mais soulignent l'urgence absolue de structurer un registre national prospectif standardisé. La création de ce registre permettrait d'assurer une surveillance à long terme des patients ayant bénéficié d’une endoprothèse, garantissant la détection précoce des complications tardives. Le succès de cette technique à l'ICA doit encourager le renforcement de la formation des équipes multidisciplinaires et l'extension de ces procédures à des cas plus complexes.

 

 

 

CONCLUSION 

 

 

Le traitement endovasculaire des pathologies de l’aorte constitue une avancée thérapeutique majeure à l’Institut de Cardiologie d’Abidjan. Cette étude démontre la faisabilité et l'efficacité du traitement endovasculaire à Abidjan, avec des standards de succès technique (96,1 %) superposables aux registres internationaux. L’analyse de notre cohorte révèle une survenue précoce des dissections de type B chez des sujets jeunes, exposés à une hypertension artérielle non contrôlée. Le diagnostic souvent tardif des anévrismes, attesté par des diamètres initiaux importants (65,2 mm en moyenne), souligne l’urgence de mettre en place des programmes de dépistage ciblés. La pérennité de ces résultats repose désormais sur l'amélioration du suivi scanographique à long terme et sur une meilleure accessibilité financière aux dispositifs médicaux pour les populations d'Afrique subsaharienne.

 

 

 

 

 

REFERENCES

1. Kent KC. Clinical practice. Abdominal aortic aneurysms. N Engl J Med. 2014;371(22):2101-2108.

2. Riambau V, Böckler D, Brunkwall J, Cao P, Chiesa R, Coppi G, et al. Management of descending thoracic aorta diseases. Eur J Vasc Endovasc Surg. 2017;53(1):4-52.

3. Erbel R, Aboyans V, Boileau C, Bossone E, Di Bartolomeo R, Eggebrecht H, et al. 2014 ESC Guidelines on the diagnosis and treatment of aortic diseases. Eur Heart J. 2014;35(41):2873-2926.

4. Isselbacher EM, Preventza O, Black JH 3rd, Augoustides JG, Beck AW, Bolen MA, et al. 2022 ACC/AHA guideline for the diagnosis and management of aortic disease. Circulation. 2022;146(24):e334-e482.

5. Nienaber CA, Clough RE. Management of acute aortic dissection. Lancet. 2015;385(9970):800-811.

6. Nguetta R, Yao H, Ekou A, N'Cho-Mottoh J, Angoran I, Kouamé I, et al. Pathologies de l'aorte en milieu hospitalier ivoirien : aspects épidémiologiques et cliniques. Rev Afr Med Interne. 2018;5(1):12-18.

7. Hagan PG, Nienaber CA, Isselbacher EM, Bruckman D, Karavite DJ, Russman PL, et al. The International Registry of Acute Aortic Dissection (IRAD): new insights into an old disease. JAMA. 2000;283(7):897-903.