C15. IRM cardiaque au Centre National Hospitalier Et Universitaire HKM de Cotonou : bilan d’activité des onze premiers mois.
Ayi Megnanglo CA1, Adjadohoun SBMG1, Whenu P1, Sansouamou ET1, Agai JB2, Yekpe Ahouansou P1.
1Clinique Universitaire d’Imagerie médicale, Centre National Hospitalier et Universitaire HKM de Cotonou (Bénin)
2Service de Radiologie et Imagerie du Centre Hospitalier Départemental Borgou-Alibori, Parakou (Bénin)
Auteur correspondant : Ayi Megnanglo Codjo Austher, Assistant FSS Cotonou. Email : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. . Tél : 00229 95454430
Introduction
Les pathologies cardiaques sont diverses et variées et constituent un problème de santé publique. L’imagerie par résonance magnétique (IRM) devient de plus en plus incontournable dans l’exploration de certaines pathologies cardiaques. L’objectif de cette étude était de décrire les premières activités de l’IRM cardiaque au CNHU de Cotonou.
Matériel et méthode : étude rétrospective et descriptive sur une période de 11 mois de Décembre 2023 à Octobre 2024. Etait inclus tout patient reçu en IRM pour pathologie cardiaque. Les examens étaient réalisés avec une IRM 1,5 Tesla. Le protocole comportait des séquences morphologiques, cinétiques et de rehaussement tardif. Les paramètres étudiés étaient l’âge et le sexe des patients, les indications et les aspects lésionnels rencontrés.
Résultats : vingt-cinq (25) patients ont été colligés avec une moyenne d’âge de 48.8 ans [11 - 72 ans] et une sex-ratio de 2.57. Les indications étaient dominées par la recherche d’étiologie des cardiomyopathies hypertrophiques dans 7 cas (28%), suivies des cardiomyopathies dilatées dans 4 cas (16%), une myocardite dans 4 cas (16%), une palpitation dans 2 cas et un syndrome coronarien sans sus décalage ST avec troponine élevée dans 2 cas (8%).
L’IRM avait retrouvé une altération de la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) dans 14 cas (56 %). Six patients présentaient une hypokinésie segmentaire (24%) et deux une hypokinésie globale (8%). Les cardiomyopathies retrouvées étaient majoritairement hypertrophiques (28%) suivies des cardiomyopathies dilatées (24%). Trois patients avaient une myocardite (12%), deux avaient un infarctus (8%) et un présentait une fibrose (4%). Dans 5 cas (20%), l’IRM était normale.
Conclusion
L’IRM est devenue de nos jours une modalité très excellente pour l’exploration des pathologies cardiaques. Les cardiomyopathies et myocardites sont les affections les plus rencontrées dans notre contexte.
Mots clés : IRM, Cœur, pathologie cardiaque, Cotonou.

