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Le fardeau des maladies cardiovasculaires à N’Djamena, Tchad.

 

The burden of cardiovascular diseases in N’Djamena, Chad.

 

 

DT NAÏBÉ1,2, D NAHODIDJE1, LALLAWAYE1,2, LANGTAR MH1, KA ADJOUGOULTA1, N DOUNÉ1, A ZAKARIA1, A ADAM1,2, DG MANDI3, J BAMOUNI3, RA YAMÉOGO3,4, P ZABSONRÉ3,4, M MBAISSOUROUM1,2.

 

 

 

RESUME

 

 

Introduction : Les maladies cardiovasculaires constituent un problème majeur de santé publique dans les pays en développement de par leur fréquence et leur gravité croissantes. Très peu de données sur la morbidité et la mortalité cardiovasculaire sont disponibles au Tchad. L’objectif de cette étude était de décrire la morbidité et la mortalité des maladies cardiovasculaires dans le service de cardiologie du Centre Hospitalier Universitaire la Référence Nationale (CHU-RN) de N’djamena /Tchad.

Patients et méthode :  Il s’est agi d’une étude transversale descriptive sur 12 mois, allant d’avril 2015 à mars 2016, portant sur une série consécutive des patients âgés de plus de 15 ans, hospitalisés pour maladie cardiovasculaire dans le service de cardiologie du CHU la Référence Nationale. L’étude de la morbidité était basée sur les facteurs de risques cardiovasculaires, les différents groupes nosologiques cardiovasculaires, la durée d’hospitalisation, la mortalité (les décès intra hospitaliers) et les causes immédiates des décès.

Résultats : Notre population d’étude était constituée de 591 patients, d’âge moyen de 52 ± 18 ans [16 ; 100 ans]. Le sex ratio était égal à 1. Le délai moyen de consultation était de 36,7 ± 21,9 jours [0 ; 121 jours]. L’hypertension artérielle était le principal facteur de risque cardiovasculaire rencontré dans 55% des cas. Les motifs d’hospitalisations étaient multiples et variés. Il s’agissait de l’insuffisance cardiaque (56%), d’un déficit neurologique (29%) et d’une crise hypertensive (25%). Les cardiopathies hypertensives (55%), les accidents vasculaires cérébraux (29%), les cardiomyopathies dilatées (15%), les coronaropathies (13%) et les valvulopathies (12%) représentaient les principales affections en cause. Le séjour hospitalier moyen était de 11 ± 6 jours [1 ; 81 jours]. Nous avons enregistré une mortalité hospitalière de 15,4%. La mortalité liée à l’HTA et ses complications représentait 55% des cas de décès. L’engagement cérébral (22%), le choc cardiogénique (18%) et l’œdème aigu du poumon (16%) étaient les principales causes immédiates de décès.

 

Conclusion : les maladies cardiovasculaires sont fréquentes au Tchad. Leur morbidité et mortalité sont élevées par manque d’une prise en charge adéquate.

 

 

MOTS CLES

Morbidité, mortalité, maladies cardiovasculaires, N’Djamena, Tchad.

 

 

 

SUMMARY

 

 

Introduction:This descriptive cross-sectional study was conducted from April 1, 2015 to March 31, 2016, a period of one (01) year. It focused on patients aged 15 years and over, hospitalized for cardiovascular pathologies in the cardiology department at the national reference teaching hospital center of N’Djamena/Chad, during the period of our study.

Results: Our population study was made up of 591 patients with an average age of 52-18 years with extremes ranging from 16 to 100 years. The sex ratio was equal to one. The average consultation time was 36.7-21.9 days with extremes ranging from 0 to 121 days. Hypertension was the main cardiovascular risk factor encountered (55%). The reasons for hospitalization in the cardiology department were multiple and varied. They were: heart failure (56%), neurological deficit (29%) and hypertensive crisis (25%). Hypertensive disease (55%) was noted, followed by stroke (29%), dilated cardiomyopathy (15%) and coronary insufficiency (13%). Valvulopathies (12%). The average length of hospital stay was 11 ± 6 days [1 - 81 days]. Overall mortality was 15.4%.Mortality from high blood pressure and its complications accounted for 55% of deaths.

Conclusion: Cardiovascular diseases are common in Chad. Its morbidity and mortality are high due to a lack of adequate management.

 

 

KEY WORDS

Morbidity, mortality, cardiovascular, Chad.

 

 

1. Service de cardiologie du CHU la Référence Nationale, N’Djamena, Tchad ;

2Faculté des sciences de la santé humaine, Université de N’Djamena, N’Djamena Tchad ;

3Service de cardiologie du CHU Yalgado OUEDRAOGO, Ouagadougou, Burkina Faso ;

4UFR Sciences de la Santé, Université Joseph KI-ZERBO, Ouagadougou ; Burkina Faso.

 

Adresse pour correspondance 

Temoua NAIBE DANGWE

Email: This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

 

 

INTRODUCTION

 

 

Les maladies cardiovasculaires (MCV) constituent un problème majeur de santé publique de par leur fréquence et leur gravité croissantes. Elles sont devenues la plus grande cause de décès dans le monde durant cette dernière décennie[1,2]. En 2008, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estimait à 17.3 millions le nombre de décès lié aux MCV dans le monde et ce chiffre devrait atteindre 23.6 millions en 2030[3]. Parmi ces décès, près de 80% surviennaient dans les pays en développement[4].

 Si une riposte adéquate dans les pays développés a permis de circonscrire le fléau, l’ampleur du problème demeure entière dans les pays en développement où les politiques de santé publique se focalisent malheureusement toujours sur les maladies infectieuses (VIH/SIDA, paludisme, tuberculose) et nutritionnelles.

Une stratégie éfficace de contrôle de la morbidité et de réduction de la mortalité cardiovasculaire devrait avoir pour préalable une bonne identification des causes et une mésure précise de l’ampleur de cette affection. Cette priorisation représentait un grand défi pour les pays émergents ce d’autant plus important que les données épidémiologiques sur les maladies cardioasculaires étaienttrès fragmentaires et peu fiables. Les données hospitalières disponibles des séries africaines montrent que les maladies cardioasculairessont responsables de 15 à 20 % de la morbidité générale et de 15 à 20 % de la mortalité générale[5].

Au Tchad, très peu de données sur l’épidémiologie des maladies cardiovasculaires sont disponibles. D’où l’intérêt de notre travail dont l’objectif était de décrire la morbidité et la mortalité des maladies cardiovasculaires à N’Djamena.

 

 

PATIENTS ET METHODOLOGIE

 

 

Il s’agissait d’une étude transversale descriptive avec une collecte prospective des données sur une période de 12 mois, allant du 1er avril 2015 au 31 mars 2016. Elle portait sur une série consécutive de patients hospitalisés pour maladie cardiovasculaire dans le service de cardiologie du CHU la Référence Nationale. Ce service est l’une des deux unités de cardiologie que compte le pays, toutes localisées dans la capitale (N’Djamena) et accueillant les patients en provenance des différentes régions du pays.

Ont été inclus, tous les patients âgés de plus 15 ans, hospitalisés pour maladie cardiovasculaire dans le service de cardiologie du CHU la Référence Nationale durant la période et consentant à participer à l’étude. Les patients dont les dossiers médicaux étaient incomplets et/ou inexploitables n’ont pas été inclus.

Les paramètres recueillis comportaient les données sociodémographiques (âge, sexe, lieu de résidence et niveau d’instruction), les facteurs de risque cardiovasculaire (HTA, diabète, tabac, obésité, dyslipidémie, hyperuricémie) et les comorbidités, les différents groupes nosologiques cardiovasculaires, l'évolution de la maladie (durée d’hospitalisation, mortalité et les causes immédiates de décès). Ils étaient collectés à partir des registres de consultation et d’hospitalisation, des dossiers cliniques, des carnets de consultation et des entrevues menées à l’aide d’un fichier informatisé.

 

 

 

DEFINITION OPERATIONNELLE DES TERMES

 

L’obésité a été classée après calcul de l'indice de masse corporelle (IMC) selon la formule de Quetelet : IMC = Poids (kg)/Taille2(m). Le surpoids a été considéré pour un IMC compris entre 25 et 29.9 kg/m2et l'obésité pour un IMC ≥ 30 kg/m2[6]. L'HTA a été définie par une pression artérielle ≥ 140/90 mmHg et/ou un terrain connu d'HTA chez un patient sous traitement antihypertenseur[7]. Le tabagisme était établi pour tous cas actif ou sevré de moins de trois (03) ans à la date d’admission. Le diabète a été défini par une glycémie à jeun ≥ 1,26g/l à deux reprises au moins ou patient déjà sous traitement antidiabétique, la dyslipidémie par une cholestérolémie totale > 200 mg/dl et/ou un taux de LDL-cholestérol >130 mg/dl et/ou une triglycéridémie> 150 mg/dl et/ou un taux de HDL-cholestérol < 40 mg/dl ou pour tout patient déjà sous traitement, l'hyperuricémie pour une uricémie > 60 mg/l. La définition des groupes nosologiques cardiovasculaires a été faite selon la classification internationale des maladies (CIM-10)[8].

 

 

RESULTATS

 

 

Durant la période de notre étude allant du 1er avril 2015 au 31 mars 2016, 933 patients avaient été hospitalisés dans le service de la cardiologie dont 895 pour affections cardiovasculaires. Cinq cent quatre-vingt-onze patients (66%) répondaient aux critères d’inclusion.

 

Caractéristiques sociodémographiques

 

L’âge moyen de nos patients était de 52 ± 18 ans [16 -100 ans]. Il était de 47±20 ans [16-85 ans] chez les femmes contre 57 ±15 ans [16-100 ans] chez les hommes (p<0,0001). Trois cents dix-neuf patients (54%) étaient âgés d’au plus 55 ans. Il y avait 296 patients de sexe féminin et 295 de sexe masculin, soit un sex ratio égal à un (01).Les caractéristiques sociodémo-graphiques de notre population sont résumées dans le Tableau 1. Un facteur de risque cardiovasculaire au moins était présent chez 91% des patients. L’HTA était le principal facteur de risque cardiovasculaire rencontré chez 323 patients hospitalisés (55%) et elle était présente chez 57% des hommes contre 43% des femmes (p=0,0001).Le Tableau 2 présente la répartition des différents facteurs de risque cardiovasculaire retrouvés en fonction du sexe.

 

Morbidité cardiovasculaire et comorbidité

 

Le délai moyen de consultation était de 36,7 ±21,9 jours [0 ; 121 jours]. Les motifs d’hospitalisation étaient principalement représentés par l’insuffisance cardiaque (56%), le déficit neurologique (29%) et la poussée hypertensive (25%). Les groupes nosologiques cardiovasculaires dominants étaient la cardiopathie hypertensive chez 320 patients (54%), suivi des accidents vasculaires cérébraux chez 173 patients (29%), des cardiomyopathies dilatées chez 90 patients (15%) et les insuffisances coronariennes chez 80 patients (13%). Les valvulopathies étaient présentes chez 73 patients (12%) dominées par l’étiologie rhumatismale (55%).Le débit de filtration glomérulaire moyen (DFG) était 67±38,5 ml/min/1,73 m2 [5 ; 192] et 40% des patients avaient une altération de la fonction rénale (Tableau 3).

 

Durée d’hospitalisation et mortalité

 

La durée moyenne du séjour hospitalier était de 11 ± 6 jours [1 ; 81 jours]. Nous avions enregistré 91 décès, soit un taux de mortalité globale de 15,4%. Il s’agissait de 52 hommes (57%) contre 39 femmes (43%) (p=0,06).L’âge moyen des patients décédés était de 58 ± 18 ans [16 – 100] et celui des patients vivants était de 51± 17 ans [16 – 85 ans] (p<0,001).Le délai moyen de décès était de 9 ± 9 jours [0 - 48]. L’HTA, l’obésité et l’hyper uricémie étaient associées aux décès respectivement dans 18%, 7% et 22%. La mortalité spécifique était plus importante pour la cardiopathie hypertensive (55%), les AVC (35%), les insuffisances coronariennes (24%) et les CMD (16%) qui constituaient les premières causes de décès. Les taux de létalité étaient plus élevés dans la cardiopathie restrictive (40%), les insuffisances coronariennes (27%), les AVC (18%), les CMD (17%) et la maladie hypertensive (17%) (Tableau 4).

Les causes immédiates de décès d’origine cardiovasculaire étaient notées dans 59 cas (65%) contre 32 cas (35%) de causes immédiates non cardiovasculaires. Parmi les causes immédiates de décès d’origine cardiovasculaire l’AVC létal, le choc cardiogénique et l’insuffisance cardiaque réfractaire étaient observés dans respectivement 29%, 22% et 15%.La détresse respiratoire aigüe (39%) et l’hyperkaliémie au cours des insuffisances rénales chroniques (18%) étaient les causes immédiates de décès d’origine non cardiovasculaire les plus retrouvées.

 

 

DISCUSSION

 

 

Au Tchad, à l’instar des autres pays de l’Afrique Sub Saharienne, la charge représentée par les maladies cardiovasculaires, augmente si rapidement que ces maladies sont devenues un problème majeur de santé publique[9,10]. Cette étude, la première sur le fardeau des maladies cardiovasculaires au Tchad, a permis de fournir des informations importantes sur le profil sociodémographique des patients atteints de maladies cardiovasculaires, ainsi que les principaux groupes nosologiques rencontrés dans notre contexte. Ce qui pourrait guider les décideurs publics dans le choix des priorités et des stratégies visant à améliorer la santé de la population.

Les maladies cardiovasculaires touchent préférentiellement la frange jeune de la population. L’âge moyen de nos patients était de 52 ans et 319 patients (54%) étaient âgés d’au plus 55 ans. Ce qui est en adéquation avec les données de la littérature africaine [11–15]. Les répercussions socio-économiques des maladies cardiovasculaires à l’échelle de la nation sont ainsi graves quand on sait que, c’est la frange la plus active de la population qui est la plus atteinte. En plus, il s’agit de patients majoritairement de bas niveau socioéconomique, sans couverture sanitaire, avec un bas niveau d’instruction (72%).Ce qui auto entretient le cercle vicieux de la pauvreté et des insuffisances dans la prise en charge de ces pathologies chroniques.

L’âge de survenu des maladies cardiovasculaires est relativement plus bas dans les pays en développement, comparativement à celui des pays développés où les maladies cardiovasculaires sont l’apanage des sujets âgés. En effet plus de 60% des patients atteints sont âgés d’au moins 65 ans[16,17].

L’occidentalisation excessive de nos styles de vie (caractérisée par une alimentation hypercalorique, riche en sel, en sucre et en graisses saturées mais pauvre en fruits et en légumes, associée un mode de vie sédentaire), ainsi que l’absence de mesures préventives contre les facteurs de risque cardiovasculaire peuvent expliquer cette explosion des maladies cardiovasculaires chez des patients plus jeunes en Afrique Subsaharienne. Faisant dire que« le Tchad est, comme la plupart des pays au sud du Sahara, aux premiers stades de la transition épidémiologique ». Cette transition étant particulière, marquée par une progression rapide des maladies chroniques non transmissibles, une persistance des maladies infectieuses et une morbi-mortalité périnatale et maternelle élevée.

Dans notre étude, les groupes nosologiques cardiovasculaires couramment observées étaient : la cardiopathie hypertensive (55%), les accidents vasculaires cérébraux (29%), les cardiomyopathies dilatées (16%), les insuffisances coronariennes (13%) et les valvulopathies (12%). Ces principales maladies cardiovasculaires sont rencontrées à des fréquences semblables dans les séries africaines[11,12,14,15,18].

L’HTA, puissant facteur de risque cardiovasculaire, était notée chez 55% de nos patients. Des études antérieures avaient déjà incriminé le rôle prépondérant de l’HTA dans la survenue des affections cardiovasculaires au Tchad [19,20]. Il s’agissait pour la majorité des cas des patients hypertendus avec des formes sévères et volontiers compliquées au moment du diagnostic. Cette situation, serait le reflet d’une insuffisance dans le diagnostic et la prise en charge des patients hypertendus. Une prévention efficace des maladies cardiovasculaires au Tchad devrait ainsi passer par la lutte intégrée contre l’HTA et les autres facteurs de risque cardiovasculaire dans le cadre d’un programme national, à l’instar du programme national de lutte contre le VIH/SIDA. La cardiopathie ischémique représentait 13% des causes d’hospitalisation en cardiologie pour affections cardiovasculaires. Ce taux est probablement sous-estimé dans notre étude, en l’absence d’imagerie des artères coronaires et ce d’autant plus qu’on assiste à une explosion des facteurs de risque d’athérome. Cependant, la prévalence de la cardiopathie ischémique en Afrique Sub Saharienne reste nettement inférieure à celle des pays de l’Afrique du Nord et des pays développés, où elle occupe une place prépondérante[21,22]. Dans la série de Ghazi IE et coll., la cardiopathie ischémique représentait 30,66% des étiologies des maladies cardiovasculaires à Meknès au Maroc[21].

Malgré l’usage répandu des antibiotiques et l’amélioration relative de l’hygiène de vie, on observe une persistance des valvulopathies rhumatismales en Afrique Sub Saharienne. Dans notre étude, les valvulopathies étaient responsables de 12% des hospitalisations en cardiologie, dont l’étiologie était dominée par le rhumatisme articulaire aigu. En l’absence de possibilités de chirurgie cardiaque ou de cardiologie interventionnelle dans notre contexte, les efforts de prévention doivent s’intensifier afin de réduire l’impact économique catastrophique des pathologies valvulaires, lié au coût élevé des évacuations sanitaires. La mortalité dans notre série était élevée,de l’ordre de 15,4%. Ce résultat était en adéquation avec les données de la littérature africaine, où l’on rapportait une mortalité cardiovasculaire de l’ordre de 15 à 30%[12,18,23].Cette mortalité importante dans notre contexte pourrait s’expliquer par la gravité des tableaux cliniques au moment du diagnostic et l’insuffisance de notre plateau thérapeutique.Tous ces facteurs étant aggravés par le bas niveau socioéconomique de la majorité de nos patients et surtout l’absence de sécurité sociale.

 

 

CONCLUSION

 

 

La morbidité et la mortalité liées aux maladies cardiovasculaires sont élevées au CHU la Référence Nationale. Le faible niveau de notre plateau thérapeutique et le bas niveau socioéconomique de nos populations constituent des freins à la prise en charge adéquate de ces affections. Des mesures préventives dirigées contre les facteurs de risque cardiovasculaire devraient permettre de mieux les combattre.

 

 

Tableau 1

Caractéristiques sociodémographiques.

 

 

Paramètres

Moyennes ± écart type

Effectifs (%)

Age (année)

52±12

 

15-24

 

65 (11)

35-34

 

59 (10)

35-44

 

77 (13)

     45-54

 

          118 (20)

     55-64

 

          148 (25)

     65-74

 

83 (14)

>75

 

41 (07)

Sexe

 

 

Masculin

 

           295 (50)

      Féminin

 

296 (50)

Résidence urbaine

 

431 (73)

Niveau d’instruction

 

 

     Non scolarisé

 

427 (72)

     Primaire

 

39 (07)

     Secondaire

 

92 (15)

     Universitaire

 

33 (06)

 
 

 

Tableau 2

 Répartition des facteurs de risque cardiovasculaire en fonction du sexe.


Facteurs de risque

Total n (%)

Homme n (%)

Femme n(%)

P

HTA

323 (55)

183 (62)

    140 (47)

0,0001

Age*

260 (44)

188 (64)

72 (28)

-

Hyper uricémie

203 (34)

112 (40)

91 (31)

0,03

Dyslipidémie 

185 (31)

  94 (32)

91 (31)

0,21

Diabète

  72 (12)

  38 (38)

34 (11)

  0,3

Alcoolisme

  59 (10)

  46 (16)

13 (04)

2.10-6

Tabagisme

  37 (06)

  35 (12)

02 (01)

10-9

Syndrome métabolique

  61 (10)

  28 (09)

33 (11)

0,23

Obésité

  59 (10)

  27 (09)

32 (11)

0,25

  *Age = facteur de risque cardiovasculaire si >50 ans pour les hommes et >60 ans pour les femmes ; HTA : hypertension artérielle.

 

 

Tableau 3

Répartition des groupes nosologiques cardiovasculaires en fonction du sexe.

 

Pathologies

Total n(%)

Homme n(%)

Femme n(%)

p

Cardiopathie hypertensive

320 (54,1)

 178 (60,3)

142 (48,0)

 0,001

AVC

173 (29,3)

 107 (36,3)

  66 (22,3)

 0,005

Insuffisance coronariene

  80 (13,5)

  47 (15,9)

  33 (11,1)

 

Valvulopathie

  73 (12,3)

   31 (10,5)

  42 (14,2)

 

CMD

  90 (15,2)

28 (9,5)

  62 (20,9)

 0,033

MVTE

23 (3,9)

15 (5,1)

08 (2,7)

0,07

Péricardite

11 (1,9)

07 (2,4)

04 (1,3)

0,19

Myocardite

09 (1,5)

02 (0,7)

07 (2,4)

0,05

Cardiopathie restrictive

05 (0,8)

02 (0,7)

03 (1,0)

    0,3

Cardiothyréose

20 (3,4)

01 (0,3)

19 (6,4)

10-5

Cardiopathie congénitale

03 (0,5)

-

03 (1,0)

-

CPC/HTAP Primitive

05 (0,8)

-

05 (1,7)

-

     AVC : accident vasculaire cérébral ; CMD : cardiomyopathie dilatée ; MVTE : maladie veineuse thromboembolique ; CPC : cœur pulmonaire chronique ; HTAP : hypertension artérielle pulmonaire.

 

Tableau 4

 Mortalité spécifique et létalité des différents groupes nosologiques cardiovasculaires

 

 

Pathologies

Total effectif

n (%)

Nbre Décès

n

Mortalité spécifique %

Léthalité %

Maladie hypertensive

320 (54,1)

50

         55

17,2

AVC

173 (29,3)

32

 35,2

18,5

Insuffisance coronariene

  80 (13,5)

22

 24,2

27,5

Valvulopathie

  73 (12,3)

09

   9,9

12,2

CMD

  90 (15,2)

15

16,5

16,7

MVTE

23 (3,9)

04

  4,4

17,4

Péricardite

11 (1,9)

  0

-

-

Myocardite

09 (1,5)

  0

-

-

Cardiopathie restrictive

05 (0,8)

02

  2,2

       40

Cardiothyréose

20 (3,4)

  0

-

-

Cardiopathie congénitale

03 (0,5)

  0

-

-

CPC/HTAP Primitive

05 (0,8)

  0

-

-

 

    AVC : accident vasculaire cérébral ; CMD : cardiomyopathie dilatée ; MVTE : maladie veineuse thromboembolique ; CPC : cœur pulmonaire chronique ; HTAP : hypertension artérielle pulmonaire.

 

 

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