CA3. Suivi des patients porteurs de prothèses valvulaires cardiaques dans deux structures hospitalières du Cameroun : à propos d’une cohorte de 74 patients.
Hermann NTK2,3., Francesca Laura TSAFONG ATSALEFACK³., Charles MM2,3, Laurence CNY2,3, Élysée BL4, Sidick AM¹³, Marie SNE3, Lade V1, Ngote H1, Sango J¹, Anasthase DT15, Ngatchou W¹,³, Alain PM2,5, Félicité K¹,³.
1 Hôpital Général de Douala, Cameroun
² Hôpital Général de Yaoundé, Cameroun
3 Faculté de Médicine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala, Cameroun
⁴ Faculté des Sciences, Université de Douala, Cameroun
5 Faculté des Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I, Cameroun
Auteur correspondant : Hermann Nestor TSAGUE KENGNI. Tel : (00237)693475414 Email : This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.
Introduction : Les maladies cardiovasculaires (MCV) représentent la 1ère cause de mortalité dans le monde ; elles comprennent plusieurs affections parmi lesquelles les valvulopathies. Notre intérêt était d’étudier le suivi des patients opérés valvulaires. Le but de cette étude était d’étudier le suivi clinique, paraclinique et pronostic des patients porteurs de prothèses valvulaires cardiaques dans deux structures hospitalières du Cameroun.
Méthodes : Nous avons mené une étude observationnelle, analytique, portant sur une cohorte ouverte, avec recueille de données prospectives auprès des patients admis pendant la période allant de Janvier 2013 à Décembre 2023 à l’Hôpital Général de Douala (l’HGD) et à l’Hôpital Général de Yaoundé (l’HGY). Nous avons inclus tous les patients âgés de 18 ans ou plus ayant bénéficiés d’une chirurgie cardiaque de remplacement valvulaire. Les données ont été analysées à l’aide du logiciel SPSS 20 et une valeur p < 0,05 était considérée comme statistiquement significative.
Résultats : Soixante-quatorze patients ont été inclus avec un âge moyen de 42,63 +/- 15 ans avec prédominance féminine (51,4%). La prévalence des patients à l’HGD (44,4 %) et à l’HGY (41%). Le motif de consultation le plus fréquemment rencontré en pré-implantation était la dyspnée (86,5%) et l’étiologie de la valvulopathie était rhumatismale (66,2%). En pré-implantation, la dyspnée (74,3%) et le souffle cardiaque (75,4%), l’indication la plus posée était le rétrécissement mitral (38%). La cardiomégalie était présente dans 81,3% des cas, un trouble du rythme à type de fibrillation auriculaire (FA) dans 36,4%, à l’Echographie Trans Thoracique (ETT) la Fraction d’éjection Ventriculaire Gauche (FEVG) était préservée dans 85,9% (moyenne de 63,3 +/- 12,3%) avec dilatation du VG en moyenne (VGd : 60mm, VGs : 38,8 mm) en pré-implantation. La complication en intra-hospitalier prédominante était l’Insuffisance cardiaque (9,5%) et extra-hospitalier AVC I (6,8%). Le facteur associé à l’endocardite infectieuse était la durée d’hospitalisation et à la survenue d’AVC I était le terrain d’Hypertension artérielle (HTA). En post-implantation, on notait une baisse de la dyspnée (31,1%), le souffle était noté 4,1% des cas, et l’ETT au cours des périodes de suivi révélait une moyenne décroissante des diamètres du VG avec amélioration considérable de la FEVG. La plupart des décès survenaient au courant de la 1 ère année après implantation.
Conclusion : Notre étude montre le rôle bénéfique de la chirurgie cardiaque dans le suivi des patients valvulaires ainsi que dans l’amélioration de la capacité contractile du cœur.
Mots clés : valvulopathies, prothèses valvulaires, complications, étude de cohorte, Cameroun.

